Des nouvelles

Nous n’avons malheureusement pas le temps d’écrire autant que nous le souhaiterions sur ce blog… Mais l’aventure se poursuit, depuis bientôt trois ans et toujours dans le même esprit : soutenir des petits producteurs respectueux de l’environnement, leur permettre de disposer de revenus justes et de développer leur activité, proposer des produits d’excellente qualité, biologiques si possible, créer du lien entre membres de la Ruche et producteurs, le tout dans une volonté d’échange et de convivialité.

Nos producteurs sont comme d’habitude au rendez-vous, en cette rentrée 2016. Mais cette année est particulièrement compliquée pour eux, en raison des conditions météorologiques désastreuses: hiver trop doux, printemps et début d’été froids, pluvieux, inondés, et donc fleurs avortées / pas de fleurs / fruits / légumes, et donc pas de pollinisation… Les productions de fruits, légumes, céréales, foin et miel en particulier ont beaucoup souffert.

Cela a malheureusement mais nécessairement des conséquences pour notre Ruche :

– Frédéric nous proposera ses légumes comme d’habitude mais les quantités seront limitées (nous espérons tout de même que l’automne sera meilleur, ce qui nous permettra d’avoir de bons légumes d’hiver !) ; idem pour les céréales bio de Christophe, pour lesquelles la récolte a été catastrophique ;

– les quantités de miel seront également limitées (30% de la récolte 2015 en début d’été) et Bruno et Rémy vont devoir à regret augmenter un peu leurs tarifs pour rentrer dans leurs frais (pour mémoire, ils avaient baissé en 2015) ;

– Bernard, notre arboriculteur bio, dispose malheureusement de trop peu de quantités (la pire année en 30 ans d’activité : aucune poire, 30% de pommes) pour être en mesure de nous livrer cette année. Il en est profondément désolé ; nous le retrouverons donc en septembre 2017 et allons essayer de voir dans l’intervalle si l’un de ses collègues moins touché pourrait nous livrer ;

– le calendrier des ventes de bœuf est décalé de 15 jours car l’herbe EST en quantité insuffisante pour engraisser les bêtes. La viande bio de Christelle et Alexandre vous est donc proposée en PREVENTE (pour la distribution du ‎17 septembre).

Nous sommes tout autant que nos producteurs désolées de cette situation et espérons que nous resterons malgré tout nombreux à les soutenir dans cette période difficile !

‎Autre nouveauté : notre association, la Carotte Engagée, a mis en place depuis le début de l’été un partenariat avec l’épicerie solidaire du 11eme arrondissement, gérée par la Croix Rouge. Grâce aux fonds recueillis au travers des commissions sur les ventes de notre Ruche, la Carotte Engagée fournit ainsi l’épicerie solidaire avec des produits bio de la Ruche et ce, à titre gratuit. De quoi améliorer, avec d’excellents produits, le quotidien des familles et personnes en situation de précarité ayant recours aux services de l’épicerie !

Si vous êtes intéressés, n’hésitez pas à en parler davantage avec nous.‎

A bientôt !

En direct de nos producteurs

Avec un peu de retard, nous publions ci-dessous un article paru dans la revue de la Région Île-de-France consacré aux bières parisiennes, dans lequel Bruno, de la Brasserie la Baleine, notre brasseur, fait une apparition !

Cliquez ici : Revue Région – bières d’IDF.

Et pour les amateurs, une recette de taureau à la guardiane aisément transposable au bœuf de Christelle et Alexandre Devoir. Un de nos membres a testé, validé et recommandé ! Merci Roro pour le partage ;). Idem, cliquez ici : Boeuf à la gardiane.

Bonne fin de semaine !

La Marie-Anne, parmi les derniers champignonistes d’IDF

Nous voici à la gare de Méry sur Oise, une fin d’après-midi d’octobre. Pas besoin de prendre la voiture pour rendre visite à la Marie-Anne, un des derniers producteurs de champignons de la région parisienne. Vraiment local !

Nous descendons la colline. A son pied, presque la campagne, une grande porte en métal : c’est l’entrée de la champignonnière. Bruno nous y accueille gentiment et nous pénétrons dans une ancienne carrière de tufeau (les pierres étaient autrefois transportées à Clignancourt et à La Chapelle), utilisée depuis des générations pour cultiver les champignons dits « de Paris ». 140 hectares de galeries quand même.

La Marie-Anne demeure aujourd’hui le seul producteur à continuer l’exploitation, sur une toute petite partie, depuis 1947 et 4 générations. Premières sensations : il fait plutôt chaud (en fait, c’est chauffé à 13° toute l’année), humide (98 à 100% d’humidité relative) et il fait sombre. Nous marchons un bon moment dans des couloirs (qui servent aussi de vide sanitaire pour éviter la propagation des maladies, nous l’apprendrons plus tard) et arrivons dans une première salle de culture.

De grands « lits » métalliques s’empilent dans la cave. Ils sont remplis de compost (fabriqué par une CUMA (Coopérative d’utilisation de matériel agricole), à partir de fumier de cheval pasteurisé des écuries de Chantilly) dans lequel est introduite la semence de champignon (choisie et achetée chez un des deux fabricants français). Sur le dessus, une couche de 3 cm de tufeau broyé permet de ne pas toucher au compost quand on prélève les champignons. On arrose régulièrement pour permettre au mycélium (filament blanc) de se développer. Il faut compter deux mois pour que les premiers champignons apparaissent. Ensuite, on les cueille tous les jours pendant 1.5 mois. Eh oui, les champignons de Paris, c’est TOUS LES JOURS qu’il faut les ramasser. Donc pas de WE, pas de vacances, sauf l’été avec arrêt total de la production, faute de débouchés suffisants puisque tout le monde est en vacances !

Et ensuite : la « litière » est épuisée, et re-compostée.

Pour les shiitake, pleurotes (grise, rose, ou jaune), pieds bleus, foliotes, c’est un peu différent. Ils poussent sur des ballots de paille pasteurisée et ensemencée, posés sur le sol.

Pour le shiitake, le sol est recouvert de plastique pour le protéger du nématode (sorte de tout petit verre qui vit dans le sol et qui est friand du shiitake). On récolte sur un ballot, au maximum, 3 kgs de champignon sur un an. Avec ce faible rendement, on comprend son prix ! Le ballot est blanc (le mycélium) en début d’année, et devient noir quand il est épuisé. Il passe alors au compost.

Pour le pleurote, le rendement est moyen. Son cycle est de 15 jours.

Aucun pesticide ni aucun engrais n’entre dans ces cultures, très sensibles aux germes et bactéries, et … autres champignons ! D’où les précautions vestimentaires et sanitaires (chaque famille de champignon est éloignée de l’autre par des couloirs vides, on ne marche pas partout, les vêtements et chaussures sont soigneusement brossés le soir, …).

Deux personnes travaillent sous terre, à plus que plein temps.

Bruno nous offre un plein panier des différentes variétés cueillies du jour. Dégusté dès notre retour, on est conquises !

Un nouveau tracteur pour nos apiculteurs

La vie des producteurs, 1er épisode

Nouveauté chez Bruno et Rémy : ils ont fait l’acquisition d’un super tracteur ! Il est très pratique, en particulier, pour transporter les Ruches (c’est très lourd, une Ruche pleine de miel !). Il est articulé au milieu et peut donc facilement circuler entre les ruches. Autant vous dire que nos apiculteurs préférés sont très fiers et ne lâchent plus leur joujou !

Bonne semaine à tous 🙂

Tadam ! La Ruche Buzenval a un an

Nous avons fêté ce premier anniversaire le 1er novembre dernier. Quelques photos d’une distribution pas comme les autres.

Petit bilan

La Ruche Buzenval, au 1er novembre 2014, c’est :

  • 514 membres actifs, dont 162 ayant déjà passé plus de 5 commandes,
  • une équipe de bénévoles dynamiques, sympathiques, investis, grâce à qui on passe de super distributions,
  • des débouchés pour 14 petits producteurs, qui nous proposent une offre variée, de qualité, biologique le plus souvent, locale toujours,
  • 100 à 140 commandes livrées pour une distribution « normale » (hors vacances, hors ponts),
  • une contribution au développement de l’activité de nos producteurs, avec par exemple la mise en place, par Norbert et Arnaud Marquant (Cochon de Montgré), de leur laboratoire de fabrication de charcuterie ou encore la création par Christelle Garnier (Ferme de la Collerie) de son atelier d’abattage.

On en est très fières, et vous pouvez l’être aussi !

Le houmous de Christophe

La veille, mettre à tremper 500g de pois chiches pour la nuit (dans 2 à 3 fois leur volume d’eau).

Le jour J, rincer les pois chiches et les mettre à cuire dans une casserole d’eau bouillante 1h30 environ, pour qu’ils soient fondants (variante : à la cocotte minute pour une cuisson plus rapide, environ 45 minutes). Avant la fin de la cuisson ajouter un oignon coupé grossièrement, par exemple en 8.

Égoutter et passer au mixer ; pendant le mixage, ajouter du sel et du poivre, 10 cl d’huile d’olive, 2 cuillères à soupe de l’eau de cuisson, 2 belles gousses d’ail écrasées, une bonne cuillère à soupe de tahin (purée de sésame), une petite cuillère à café de paprika, une pincée de piment (selon les goûts !), une bonne pincée de cumin, une cuillère à soupe de jus de citron.

Goûter pour s’assurer qu’il est assez relevé / salé. Allonger si besoin avec de l’eau de cuisson.

Variante : remplacer une partie du sel par de la sauce soja, qui apportera un goût un peu différent.

Bon appétit !

Courges à gogo

Courge delicata toute simple – recette pour 2-3 personnes (suivant la taille de la courge)

Ouvrir la courge en deux et ôter les pépins.

Badigeonner d’huile d’olive, de fleur de sel, de poivre ou d’épices à votre goût.

Faire cuire une vingtaine de minute à 200°. C’est prêt, régalez-vous !


Recettes issues du Blog de la Ruche qui dit oui

Purée de potiron bleu de Hongrie

INGREDIENTS : pour 4 personnes : 1 kg de Potiron Bleu de Hongrie,  1 verre d’eau,  1 noix de beurre, 1 à 2 verres de lait, sel, poivre.

PREPARATION : Couper en morceaux le potiron pour l’éplucher plus facilement avec un couteau, retirer les pépins, faire cuire dans une casserole le potiron coupé en morceaux de 2 à 3 cm env avec 1 verre d’eau, le beurre, sel et poivre pendant environ 20 minutes, mixer l’ensemble puis ajouter un verre de lait chaud, selon la consistance désirée rajouter le 2ème verre.

 


Soufflé au potiron rouge-vif d’Étampes

INGRÉDIENTS : pour 6 personnes :  100 g de potiron rouge vif d’Étampes, 30 g de beurre, 6 œufs, 1 cuillère à soupe de cerfeuil haché, 1 cuillère à soupe de persil haché, 1 cuillère à soupe d’estragon haché, 1 cuillère à soupe de ciboulette hachée, 1 pincée de muscade râpée, sel et poivre du moulin.

PRÉPARATION Ôter les graines du potiron et le débiter en cubes. Cuire ensuite le légume découpé à la vapeur 5 minutes environ. Le potiron doit rester ferme. Éplucher le légume cuit et écraser sa chair à la fourchette. Préchauffer le four, thermostat 6. Séparer les blancs des jaunes. Placer les six blancs au réfrigérateur. Mélanger deux jaunes d’œuf avec la purée de potiron. Saler, poivrer et saupoudrer de muscade et d’herbes. Confectionner une crème brûlée avec les quatre jaunes d’œuf restant. Monter les six blancs en neige avec une pincée de sel. Incorporer délicatement les blancs fermes à la préparation. Verser dans un moule préalablement beurré. Enfourner le moule à four chaud et laisser cuire 25 minutes environ.


Crumble de courge musquée de Provence

INGRÉDIENTS : pour 5 personnes : 1,5 kg de courge Musquée de Provence, 2 échalotes, 2 gros œufs, 20 cl de crème fraîche, 1 cuillerée à soupe de persil haché, 1 cuillerée à café de muscade en poudre, 170 g de jambon cru fumé, 200 g de Comté, 90 g de farine, 80 g de beurre demi-sel, 2 cuillerées à soupe d’huile d’olive, sel et poivre.

PRÉPARATION : Hacher au couteau le jambon et le Comté. Préparer la pâte à crumble en mélangeant farine et beurre ramolli. Ajouter le jambon et la moitié du fromage en émiettant le tout. Réserver. Éplucher, épépiner et débiter la courge en gros cubes. Cuire doucement dans l’huile en mélangeant régulièrement. Ajouter l’échalote hachée. Dès que les cubes sont fondants, les égoutter. Réserver. Préchauffer le four thermostat 7. Dans un saladier, mélanger œufs, crème, muscade, persil, sel et poivre. Introduire l’autre moitié du fromage puis la fondue de courge. Verser l’ensemble de la préparation dans un plat à gratin. Répartir sur le dessus la pâte à crumble. Faire dorer au four, thermostat 7 pendant 20 minutes.

Chez Frédéric, Odile, Jean-Marie et Annabelle

C’est donc sous le soleil que notre visite en Picardie s’est déroulée (malgré une belle brume matinale et quelques gouttes à l’arrivée). Un chouette moment de partage et de convivialité et, à la fin de la journée, une meilleure compréhension des métiers, de leurs contraintes, et de ce qui fait la passion de nos producteurs.

On vous laisse partager cette journée en images (légendées, pour un peu mieux vous expliquer ce que l’on a vu !).